«Prison d'Amour»

Projet : Jeune septuagénaire vivant dans les Cévennes avec cinq chats - trois matous errants venus au fil des années chercher refuge pour couler une retraite peinarde et deux minettes kidnappées pour les soustraire à de mauvais traitements – je me retrouve enfermé dans une prison d’amour.
Entouré de félins reconnaissants à en faire pâlir ceux qui déclarent péremptoirement que « les chats sont ingrats », même sans barreaux cela reste une prison.

En cas de courte absence je peux compter sur des voisins bienveillants pour les nourrir mais, comme tous chats ex-errants carencés, ils ont besoin de compléments alimentaires ou de médocs, et aussi de présence. C’est plus compliqué que de leur donner une simple ration de croquettes. Je ne peux imposer cela à des gens serviables mais qui n’ont pas l’amour des chats.

En même temps, les années de mobilité qui restent devant moi ne peuvent être limitées et conditionnées par ma bande des cinq qui est, elle, totalement libre d’aller et venir. C’est injuste. Je suis décidé à en finir avec cette assignation à résidence.
Cette « prison d’amour » est le lot de nombreux protecteurs des chats, le tout est de se trouver pour acquérir ensemble plus de liberté. Je jette donc une bouteille à la mer.

Demande : Si c’est dans l’air du temps de chercher à cohabiter de façon participative, ici je cherche des cohabitant-e-s amoureux-ses des chats qui en possèdent (de préférence) ou, sans en avoir eux-mêmes, qui ont besoin de la proximité de nos chers félins, entre autres animaux, pour être heureux.

J’ai réfléchi concrètement à la faisabilité : il s’agit de partager à trois ou quatre personnes un même lieu à la campagne (site naturel préservé dans une région à choisir parmi les moins touchées par la sécheresse).
J’ai commencé des recherches et repéré des grands et beaux terrains constructibles où il serait possible de faire bâtir 3 ou 4 habitats individuels (maisons passives à ossature bois par exemple).
Une ancienne ferme style longère permettrait aussi de créer des logements indépendants mitoyens, à condition de ne pas avoir à se lancer dans des travaux considérables pour les rendre confortables.

Approche écologique de la vie en général, mise en commun de quelques équipements, mutualisation et rationalisation de certaines dépenses… Sans chercher l’autosuffisance, potager et poulailler en commun sont un objectif tout à fait raisonnable.
Croiser le matin des gens que l’on a plaisir à voir, boire le café entre voisins en commentant les nouvelles du jour, se filer un coup de main pour les tâches individuelles ou collectives… Bref une cohabitation entre gens bienveillants et tolérants tout autant qu’un havre de paix et de sécurité pour tous nos protégés non humains.

Avec la vente de ma maison actuelle je disposerai d’environ 100 k€ pour participer à l’aventure. Merci à ceux qui ouvriront ma bouteille. Même si les temps sont troublés et encore plus pour cette raison, l’avenir ne peut s’écrire que solidaire.

Revue Passerelle Éco n°79

La revue Passerelle Eco n°79 « Gouvernance partagée : 50 nuances de démocratie profonde » présente les démarches des habitats participatifs, des écolieux et des collectifs pour mettre en place des formes de gouvernance partagée. Avec également 220 annonces du réseau écovillage global, déposées sur ce site ou reçues par la poste.

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