Non-Lieu

Projet : Bonjour à tous !
Création d’un non-lieu !
Notre non-lieu accueille des personnes non-conformistes d’au delà des horizons.

Offre : Tu veux manger de la viande de temps en temps ? Tu as des addictions ?
C’est vrai que Bouddha est mort en mangeant trop d’oreilles de sanglier, que les Taoïstes et les Soufis anciens trinquaient avec Diogène. Les yogis bourguignons aussi.
L’abus c’est l’abus, mieux vaut éviter.
Si tu fumes, tu devrais arrêter mais tu es bienvenu dans notre non-lieu. Ne jette pas tes mégots par terre.
Nous pensons que tout groupe, toute culture se structure, entre-autres choses autour de la violence, du plaisir, du sexe, de la production, de la cruauté. La bienveillance suppose un désir, qu’on ne peut créer de toute pièce. Il est difficile de penser que nous puissions abolir la négativité. Il est plus probable qu’elle soit repoussée vers les confins, à l’extérieur, sous-jacente, non repérable mais présente. La violence est indissociable des histoires humaines, toutes les cultures ont sans doute tendu à l’extérioriser ou la ritualiser.
Le bien-être n’est pas un état stable normal. La transparence et la conscience sont des leurres. Mieux vaut apprendre à vivre avec l’inconnu et le sombre mystère sous-jacent à nos vies que baser nos relations sur un vœux de positivité totale.
L’inclusion n’est pas une décision positive. Nous sommes tous déjà inclus, y compris par le conflit, par la violence et l’injustice. Mais c’est gentil de faire un effort.
On peut choisir ses partenaires, ses voisins dans une cohabitation de valeurs, après tout, nous sommes tous élitistes. Mais nos exigences sont un mode de contrôle qui contient en lui sa violence de partage et d’assujettissement, dissimulée sous le masque de l’universalisme, d’un humanisme mal défini, non questionné, qui semble justifié par son hypothétique avènement.

Pourquoi tant d’écolieux reconduisent en miniature des programmes positivistes et anthropogéniques irréels ? Pourquoi y trouvons nous souvent des tentations au fondamentalisme productiviste de type fermier ? Comment nos initiatives héritent ou répondent à des traits culturels que nous croyons quitter ? Comment nos ouvertures sont aussi des fermetures ? Il ne s’agit pas de casser les rêves des unes et des autres, d’écraser les raves (les bettes), de piétinier les plate-bandes, mais de ramener nos retours à la terre vers d’autres chemins.
Si tu te poses ces questions aussi, il est temps de rejoindre notre non-lieu. Nous pourront peut-être bâtir des réponses ou hésiter longuement ensemble.

Revue Passerelle Éco n°79

La revue Passerelle Eco n°79 « Gouvernance partagée : 50 nuances de démocratie profonde » présente les démarches des habitats participatifs, des écolieux et des collectifs pour mettre en place des formes de gouvernance partagée. Avec également 220 annonces du réseau écovillage global, déposées sur ce site ou reçues par la poste.

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